Toute l'actualité des sciences : astronomie, physique, biologie, astrophysique, génétique...
Suivez l'info sciences en temps réel grâce à notre flux rss : http://www.intelink.info/rss/feed/Sciences
Recevez le digest sciences du jour gratuitement par email : sciences-subscribe@intelink.info
La phéromone qui guide, parmi d'autres signaux, le lapereau vers les tétines de la mère, possède également une autre fonction : elle favorise l'assimilation d'informations nouvelles par le nouveau-né. Cette découverte, issue de travaux menés par l'équipe d'éthologie du Centre européen des sciences du goût à Dijon (CESG, laboratoire CNRS/Université de Bourgogne/Inra)(1), est publiée dans la revue Current Biology du 10 octobre.
Quelques études ont déjà suggéré un lien entre l'obésité et les démences séniles, mais généralement à un stade avancé de chacun de ces troubles. Des chercheurs du CNRS et de l'Inserm viennent aujourd'hui d'observer une relation linéaire entre l'excès de poids et certaines capacités cognitives à un stade plus précoce, dans une population adulte d'âge moyen en bonne santé. Le suivi de cette population sur 5 ans montre par ailleurs une évolution moins favorable des résultats aux tests cognitifs standards chez les personnes d'indice de masse corporelle (IMC)(1) élevé. Cette étude paraît le 9 octobre 2006 dans la revue Neurology.
La structure du disque d'Andromède (ou Messier 31) la plus grosse galaxie spirale du Groupe Local , a toujours été un mystère : la carte du gaz interstellaire est dominée par un grand anneau, qui semble se superposer à des morceaux de spirale. La découverte par le satellite infrarouge Spitzer d'un deuxième anneau au centre de la galaxie a permis à une équipe internationale de chercheurs impliquant le Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (LERMA, CNRS, Observatoire de Paris), de proposer une solution au problème grâce à la simulation numérique. Ainsi, les deux anneaux seraient des ondes de densité se propageant à partir du centre, issues de l'impact d'une petite galaxie compagnon qui aurait traversé le disque d'Andromède. Ces travaux paraissent dans la revue Nature du 19 octobre 2006.
Les chèvres domestiques ont contribué à l'apogée de la "révolution Néolithique", cette période de l'histoire de l'humanité où les hommes ont cessé de ne vivre que de chasse et de cueillette pour se sédentariser et mettre en place l'agriculture. Parmi les premiers animaux domestiqués, les chèvres se différencient des autres espèces d'élevage par une forte homogénéité génétique à l'échelle mondiale. Des archéologues et des généticiens du laboratoire d'Ecologie alpine (CNRS, Université Grenoble I, Muséum National d'Histoire Naturelle) et de l'équipe de paléontologie du laboratoire de Biologie moléculaire de la cellule (ENS de Lyon) viennent de montrer que les déplacements des chèvres domestiques ont commencé dès l'expansion de l'élevage, du Proche Orient vers l'Europe, il y a 10 500 ans environ.
Des chercheurs du CNRS et de l'ESPCI (1) ont découvert une nouvelle méthode de détection des maladies infectieuses telles que le SIDA ou les hépatites. Analogue à un test de grossesse, elle serait aussi bon marché et 1000 fois plus sensible que la méthode actuellement utilisée. Elle permettrait un dépistage précoce, grâce à une machine portative accessible aux pays les plus défavorisés.
La température des océans au Précambrien (3.5 milliards d'années) est sujette à controverse. Des chercheurs du Laboratoire d'étude de la matière extraterrestre (Muséum national d'histoire naturelle) et du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS) ont cherché à reconstituer la température de ces océans en mesurant conjointement les compositions isotopiques de l'oxygène et du silicium dans des silex anciens. Leurs conclusions, confortent une hypothèse datant des années 70 et jamais confirmée depuis : celle d'un océan très chaud (60 – 80°C) il y a 3.5 milliards d'années. Ces travaux paraissent dans la revue Nature du 26 octobre 2006.
C'est un premier pas vers l'identification de l'horloge alimentaire. Des chercheurs de l'Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (CNRS, université Strasbourg I), et de l'université de Fribourg (Suisse) viennent, en utilisant le Chronobiotron, de mettre en évidence les premières bases moléculaires de l'anticipation de l'heure des repas. Le responsable ? Un gène déjà impliqué dans les mécanismes circadiens, dont l'expression dans le cerveau et les organes périphériques varie tout au long de la journée. Ces travaux, qui pourraient engendrer de nouvelles pistes curatives pour les maladies métaboliques telles que le diabète ou l'obésité, paraissent dans la revue Current Biology du 24 octobre 2006.
"Comme il te ressemble !", s'exclament très souvent la maman et la famille maternelle à propos du nouveau-né en s'adressant au papa. Lequel, comme l'ensemble de la famille paternelle, reste généralement dubitatif. Alors réalité ou manipulation ? Une équipe de recherche de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (ISEM, CNRS – Université Montpellier 2) a étudié ce schéma fréquemment rencontré dans nos sociétés. Les résultats sont clairs : le nouveau-né, fille ou garçon, ressemble plus à sa mère. L'attribution de la ressemblance au père par la mère serait une manipulation sociale visant à conforter sa paternité. Ces travaux sont disponibles en ligne sur le site de la revue Evolution and Human Behavior.
Les origines de l'agriculture et la domestication du blé sont fondamentales pour comprendre le développement des sociétés humaines. Mais la chronologie précise et les détails du processus n'étaient pas encore connus. Dans un article publié dans Science le 31 mars 2006, George Willcox du laboratoire Archéorient (CNRS, Université Lyon 2) et Ken-Ichi Tanno du Research Institute for Humanity and Nature au Japon, fournissent de nouvelles données permettant de mieux comprendre tout d'abord quand et comment s'est produit la domestication des céréales, en particulier celle du blé, et quand les humains ont abandonné la cueillette en faveur de l'agriculture.
Les propriétés exceptionnelles du fil d'araignée en font une sorte de pain béni pour la recherche sur les polymères. Cependant, ses étonnantes capacités de torsion demeurent méconnues. Comment expliquer le fait qu'une araignée suspendue à un fil reste parfaitement immobile, au lieu de tourner sur elle-même comme un alpiniste au bout d'une corde ? Des chercheurs du laboratoire de physique des lasers (CNRS – Université de Rennes) détaillent les exceptionnelles propriétés de ce matériau qui n'a pas fini de nous surprendre. Ces résultats paraissent dans la revue Nature du 30 mars 2006.