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Pétrole Baïkal/ cycle solaire/ pollution ferroviaire/ barrage de Tcheboksary
Le pétrole du Baïkal livre ses secrets
L'existence de pétrole dans le lac Baïkal était déjà connue, mais lors de la campagne d'exploration du lac (*), les sous-marins de poche Mir ont pu, pour la première fois, localiser de petits jaillissements de cet hydrocarbure. On ignore toujours, cependant, comment ce pétrole a pu se créer, note le site nkj.ru.
Les scientifiques savaient déjà que le fond du Baïkal recelait du pétrole. Non contents d'avoir localisé précisément certaines de ces sources d'hydrocarbures, les engins de plongée Mir ont également pu en rapporter des échantillons prélevés à de grandes profondeurs. Ces derniers, a souligné Mikhaïl Gratchev, qui dirige l'Institut de limnologie d'Irkoutsk (Section sibérienne de l'Académie des sciences russe), permettront d'obtenir de nouveaux éléments sur l'origine de ce pétrole.
Les points de vue divergent aujourd'hui quant à l'origine de ces hydrocarbures. Deux types d'opinions prévalent. Selon la première hypothèse, le pétrole serait d'origine organique et se serait formé à partir des restes d'animaux et de végétaux. Selon la seconde, il serait d'origine minérale (abiogène), et sa synthèse se serait opérée naturellement, à partir de combinaisons inorganiques.
Le fond du Baïkal est en fait couvert de failles et de fractures, d'où s'échappent annuellement environ 4 tonnes de pétrole. Les sous-marins Mir ont découvert l'un des endroits d'où provient ce pétrole. Ce site, a précisé Mikhaïl Gratchev, se trouve au sud de la sortie du golfe de Bargouzine (le plus important golfe du Baïkal), à une profondeur de l'ordre de 850 m. Ce pétrole est absorbé par des microorganismes vivant dans le Baïkal. C'est pourquoi il ne se répand pas dans le lac et demeure très localisé. Il existe d'autres sites, sur la rive orientale du Baïkal, d'où s'échappe du pétrole. Les scientifiques à bord des Mir s'attelleront à les repérer lors de prochaines plongées.
Les membres de l'expédition ont prélevé dans le golfe de Bargouzine des échantillons d'eau, de pétrole et des organismes vivants, qui se sont avérés exister en grande quantité dans les eaux mêlées de pétrole. Dans l'un des échantillons de boue prélevés, ils ont découvert un ver inconnu des spécialistes. Sur les rives du Baïkal, on trouve des vers de 0,5 à 2 cm de longueur, mais dans les profondeurs, certains atteignent 30 cm. Il existe dans le Baïkal plus de 140 variétés de vers plats endémiques (plathelminthes).
(*) Deux sous-marins de poche Mir ont entamé le 29 juillet une première campagne d'exploration et d'étude du Baïkal.
Minimum solaire: quelle incidence sur le climat?
L'année 2007 a été marquée par l'activité solaire la plus faible de toute l'histoire de l'observation de notre astre. Il n'est pas exclu que cela puisse avoir une influence sur le climat de la Terre et entraîner, notamment, un refroidissement, avance, prudemment, Vladimir Kouznetsov, directeur de l'Institut du magnétisme terrestre, de l'ionosphère et de la propagation des ondes radio de l'Académie des sciences russe, dont les propos ont été rapportés par RIA Novosti.
L'activité solaire est déterminée d'après la quantité de tâches et de sursauts solaires (manifestations radioélectriques des éruptions solaires) liés aux changements du champ magnétique de notre astre. Le cycle de l'activité solaire - d'un maximum à un autre maximum - dure environ 11 ans et 2 mois. Durant les années où le Soleil est le plus actif, les tempêtes magnétiques sont plus fortes et plus fréquentes. Elles peuvent provoquer aussi bien des problèmes techniques que des malaises chez certaines personnes, et des aurores boréales apparaissent plus souvent.
Selon Vladimir Kouznetsov, on constate depuis décembre 2006 une activité solaire minimum d'une durée anormalement élevée. "Le 23e cycle (le 23e depuis le début des observations humaines) s'est achevé, et l'activité solaire minimum se prolonge; il n'y a pratiquement pas de régions actives sur le Soleil, ni de tâches solaires, lesquelles déterminent son activité. La durée de ce phénomène, qui a débuté, en gros, en décembre 2006, constitue un record. Autrement dit, depuis un an et demi, il n'y a pas eu d'activité notable sur le Soleil et, par voie de conséquence, son influence sur la Terre ne revêt pas un caractère aussi actif que pendant les années de maximum solaire, a constaté le chercheur."Un minimum d'une telle ampleur n'a jamais été constaté depuis que l'homme observe le Soleil", a-t-il ajouté.
Interrogé sur une possible corrélation entre l'activité solaire et le changement climatique global, Vladimir Kouznetsov a déclaré que la baisse de l'activité solaire observée durant la période 1645-1715, appelée minimum de Maunder, avait coïncidé dans le temps avec un fort refroidissement, qui avait même été qualifié de "petit âge glaciaire". Il a été établi, a poursuivi le chercheur, que pratiquement aucune tâche solaire n'avait été observée. Et un fort refroidissement avait été constaté sur notre planète. Les gens pouvaient faire du patin à glace dans des régions où cela n'avait jamais été possible, ni avant, ni après. L'existence d'un lien entre ce phénomène et la baisse d'activité n'a pas été démontrée, car il existe d'autres explications associant ce refroidissement à des changements dans les courants océaniques.
En revanche, a ajouté Vladimir Kouznetsov, certains de mes collègues estiment que "ce cycle, le 24e, connaît un minimum que jamais aucun autre cycle n'avait connu, de par la force de ce minimum et sa durée (plus de 18 mois). D'aucuns affirment que l'on pourrait avoir affaire à un phénomène du type minimum de Maunder". Par ailleurs, la baisse de l'activité solaire peut donner naissance à une chaîne de phénomènes extrêmement complexe. C'est pourquoi son incidence sur le climat ne sera peut-être constatée qu'a posteriori.
"De nouvelles régions actives commencent à apparaître sur le Soleil, a toutefois noté Vladimir Kouznetsov. Elles sont encore très petites, mais nous voyons déjà qu'elles ont une autre polarité." Ce qui donne à penser que l'activité solaire du 24e cycle a enfin démarré. Elle devrait atteindre son maximum dans environ 5 ans. Les scientifiques s'emploient actuellement à préciser si ce cycle sera long ou court.
Les transports ferroviaires victimes de la pollution
Les transports ferroviaires russes sont souvent considérés comme l'une des principales causes de pollution dans le pays. Eux-mêmes sont victimes de toutes sortes de pollutions, y compris... de la leur, comme le montre une étude de chercheurs russes, dont les résultats sont exposés sur le site informnauka.ru.
La pollution atmosphérique perturbe le bon fonctionnement des transports ferroviaires, qui polluent eux-mêmes l'atmosphère. Mais ils sont loin d'être les seuls. Toutes ces sources de pollution ont été étudiées par une équipe de spécialistes appartenant au laboratoire des problèmes de transport de l'Institut de biologie de Syktyvkar (République autonome des Komis) de la Section ouralienne de l'Académie des sciences russe.
C'est le système d'approvisionnement en électricité qui souffre, en premier lieu, de la pollution, et en particulier l'isolation extérieure du réseau des caténaires. Jusqu'à 70% des dommages subis par cette isolation sont provoqués par la pollution. Cette dernière peut être naturelle, ou engendrée par l'activité humaine. L'approvisionnement en électricité des voies ferrées souffre fortement de la poussière, bien plus que les lignes à haute tension, tendues à une vingtaine ou une trentaine de mètres au-dessus du sol. Les zones sablonneuses, les terrains salifères et les régions agricoles se distinguent tout particulièrement par leur "pouvoir nocif". Là où l'on apporte à la terre des engrais minéraux, la poussière contient beaucoup de sel qui, sous l'action de la pluie, se dissout et forme des électrolytes à la surface des isolateurs.
Les sources artificielles de pollution sont aussi bien les entreprises industrielles que les différents systèmes de transport. L'un des plus grands dangers, pour les isolations extérieures, provient des rejets des entreprises chimiques et métallurgiques, ainsi que des entreprises du système énergétique et de l'industrie du chauffage. La production de 1 kW d'électricité, dans une centrale dotée de chaudières modernes, engendre la formation de 50 à 180g de suie. En se déposant à la surface de l'isolation extérieure et en se mélangeant aux précipitations atmosphériques, elle crée des électrolytes qui mettent les isolateurs hors d'usage.
Environ 40% de la pollution de l'atmosphère est imputable, en Russie, aux transports. Et bien que le rail soit plus propre que l'automobile, il représente un quart de la pollution de l'air due aux moyens de transport, avec 1.650 milliers de tonnes de rejets annuels. A elle seule, la poussière métallique dispersée le long des voies, résultant de l'usure par frottement des sabots de frein et des fils conducteurs électriques, représente quelque 300.000 tonnes par an. Auxquelles viennent s'ajouter des fuites de houille et de produits pétroliers, de poussière de minerai et de sels qui s'échappent par des fentes. La question du diesel mérite qu'on s'y arrête plus particulièrement. Il existe en Russie de très longues portions de secteurs électrifiés... sur lesquelles circulent des locomotives diesel. Or, on sait qu'une locomotive diesel rejette à elle seule autant de déchets que 10 ou 15 camions. La suie se dépose sur les isolateurs, les abîme, ronge même les barres sur lesquels ceux-ci sont fixés. Aux sources de pollution propres aux véhicules ferroviaires, il convient d'en ajouter d'autres - chaudières, entreprises de fabrication de rails, de concassage de pierres, de préparation des traverses, sans compter la pollution générée dans les dépôts de locomotives et de wagons.
La situation peut sembler sans issue: il n'existe aucun moyen de transport qui ne soulève pas de poussière. Il n'y a donc qu'une seule solution: il faut nettoyer régulièrement les isolateurs. Cette opération peut être réalisée par un procédé mécanique (à l'aide de brosses en crin dur, de racloirs) ou avec de l'eau distillée. Ce sont en tout cas les méthodes utilisées par les chercheurs eux-mêmes lorsqu'ils veulent déterminer ce qui s'est fixé sur un isolateur, et en quelle quantité.
La surélévation du barrage de Tcheboksary approuvée par les académiciens
L'Académie des sciences russe (ASR) a approuvé la surélévation du barrage de Tcheboksary, qui passera de 63 à 68 m. Cela devrait permettre de résoudre toute une série de problèmes d'ordre écologique et technique pour la cascade d'ouvrages hydrauliques de la Volga, a annoncé dans une interview à RIA Novosti Rassim Khaziakhmetov, membre de la direction de la société RusGuidro.
"L'Académie des sciences russe considère l'élévation du niveau du réservoir à 68 m comme la meilleure solution pour achever la construction du noeud hydraulique de Tcheboksary, a indiqué Rassim Khaziakhmetov. Le ministère russe des Ressources naturelles et de l'écologie a adressé les conclusions de l'expertise de l'ASR au ministère russe du Développement économique pour qu'il les examine à son tour."
La surélévation du barrage de Tcheboksary jusqu'à la hauteur prévue, a expliqué le responsable de RusGuidro, permettra d'améliorer la situation écologique et la qualité de l'eau dans le réservoir, résoudra le problème de la circulation Nord-Sud des navires et garantira également l'approvisionnement en eau de plusieurs localités; elle diminuera sensiblement, aussi, la menace de voir des territoires disparaître sous les eaux, lors des crues, ainsi que les risques de destruction des protections de génie civil, et assurera la stabilité de la période de frai des poissons dans les eaux de la Volga inférieure.
Les éléments du projet d'élévation du niveau du barrage de Tcheboksary, élaborés à la demande de plusieurs organismes officiels, ont passé favorablement l'expertise d'Etat.
Le réservoir du noeud hydraulique de Tcheboksary se trouve sur le territoire de 12 districts appartenant à trois entités de la Fédération de Russie - la République de Tchouvachie, la République des Maris El (des Maris) et la région de Nijni-Novgorod. Ces installations hydrauliques sont utilisées depuis plus d'un quart de siècle avec une hauteur intermédiaire "provisoire" du barrage, à la cote de 63 m. Le régime d'exploitation est instable, avec des paramètres extrêmement bas des installations hydrauliques et une protection insuffisante pour le génie civil, les terres et les localités.
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