Un conteneur avec 155 immigrés clandestins intercepté au Mozambique
Maputo, Mozambique (PANA) - La Police mozambicaine a intercepté un camion transportant un conteneur dans lequel se trouvaient 155 étrangers originaires d'Ethiopie et de la Somalie, rapporte la presse locale.
Selon l'édition de mercredi du quotidien de Maputo "Noticias", l'un des immigrés clandestins était déjà mort d'asphyxie et 50 autres étaient très affaiblis et avaient besoin de soins médicaux au moment où le camion a été intercepté.
Le camion était entré au Mozambique par le Malawi et traversait la province de Tete pour se rendre à la ville portuaire de Beira, où les immigrés auraient été débarqués.
La Police a arrêté le camion au niveau d'un poste de contrôle à Matambo, dans le district de Changara, à quelque 20 kilomètres de la ville de Tete. Ils pouvaient entendre les passagers entassés dans le conteneur hurler, manifestement à cause de leurs difficultés à respirer. Quand le chauffeur du camion a réalisé que la Police s'est rendu compte de la nature de la "marchandise" qu'il transportait, il s'est enfui avec la Police à ses trousses.
Après une course de 20 kilomètres, le chauffeur a abandonné le camion. La Police a ouvert le conteneur et trouvé 68 jeunes Somaliens et 87 Ethiopiens à l'intérieur. Elle a fait venir une équipe de secours pour assister les malades. Les passagers, en provenance d'un camp de réfugiés au Malawi, avaient voyagé pendant plusieurs heures à l'intérieur du conteneur métallique dépourvu de dispositif d'aération, sans eau ni nourriture.
La Police de Tete a déclaré à la presse qu'elle va expulser le groupe d'immigrés vers le Malawi. Il s'agira du second groupe de clandestins à être rapatrié au Malawi en moins d'une semaine. Un autre groupe de 98 personnes avait été intercepté vendredi à la frontière à Zobue, également à Tete, dans un autre camion.
Dans les deux cas, la Police a confirmé que les chauffeurs, tous deux de nationalité malawite, ont réussi à s'enfuir, mais les compagnies pour lesquelles ils travaillent ont fourni les informations nécessaires pour les faire arrêter.
Les propriétaires de ces compagnies nient toutefois toute implication dans ce business de transport d'immigrés clandestins.
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