La fille d'Obasanjo dans le viseur de la Commission anti-corruption
Lagos, Nigeria (PANA) - La Commission nigériane de lutte contre la corruption et les crimes économiques et financiers (EFCC) a annoncé qu'elle avait l'intention de faire comparaître la fille de l'ancien chef d'Etat du Nigeria Olusegun Obasanjo, pour son rôle supposé dans la conclusion d'un contrat pétrolier d'un montant de 3,5 milliards de nairas (environ 40 millions de dollars US), qui avait été réalisée pendant que son père était en fonction.
L'EFCC, mis en place par Obasanjo lui-même pour lutter contre la corruption, a déclaré, dans un communiqué rendu public dans la ville d'Abuja, qu'elle "se penchait sur cette affaire dans le but de déterminer si une infraction a été commise et, si tel est le cas, la Commission agira alors avec diligence".
De nombreux articles parus dans la presse locale laissent entendre que Mme Iyabo Obasanjo-Bello, qui siège aujourd'hui au Sénat, avait usé d'un pseudonyme (Mme Damilola Akinlawon), pour s'allier avec une société autrichienne qui avait remporté un contrat de 3,5 milliards de nairas dans le secteur de l'énergie.
Mme Iyabo était à l'époque Commissaire dans son Etat d'origine, Ogun, situé dans le sud-est du Nigeria, si bien que son action aurait été menée en violation du Code de conduite des agents de l'administration.
Cependant, il faut noter que le partenariat entre la compagnie de Mme Iyabo (Akiya Nigeria Limited) et la compagnie autrichienne a déjà volé en éclats.
Le désaccord entre les deux compagnies associées au sujet de la clé de répartition des bénéfices générés par le contrat avait finalement amené le gouvernement à décréter son annulation.
Plusieurs individus et organisations appellent encore à l'ouverture d'une enquête sur le régime de l'ancien président, Obasanjo, suite aux allégations de corruption ciblant quelques-uns de ses proches.
Action Congress (AC), la principale formation de l'opposition, a également affirmé qu'au vu des révélations faites au sujet du contrat de 3,5 milliards de nairas, Mme Iyabo devait être arrêtée et jugée pour parjure et usurpation d'identité.
Mme Iyabo Obasanjo-Bello a reconnu avoir usé d'un pseudonyme (le nom de jeune fille de sa mère) pour conclure un partenariat avec la société autrichienne, tout en précisant qu'elle ne croyait pas que ce comportement pouvait constituer une violation des dispositions légales.
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