"La FAO est bien gérée", selon Jacques Diouf
Ouagadougou, Burkina Faso (PANA) - Le directeur général du Fonds des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), Jacques Diouf, a estimé samedi à Ouagadougou, que l'institution qu'il dirige était bien gérée, mettant au défi les personnes qui détiendraient des preuves de mauvaise gestion contre lui de les exhiber.
Au terme d'une visite de quatre jours au Burkina Faso, le directeur général de la FAO a organisé une conférence de presse, pour "faire le bilan de son séjour et mieux faire connaître le fonctionnement de l'institution onusienne chargée de l'alimentation et de l'agriculture.
Répondant ainsi à la question d'un journaliste, sur les difficultés d'intervention de la FAO dans les pays sous-développés, pour cause de mauvaise gestion, M. Diouf a souligné que la gestion de la FAO est "tellement transparente que son directeur général a reçu des félicitations lors de la dernière conférence de l'institution, il y a seulement deux mois".
"Depuis que je suis à la FAO, nos comptes font l'objet d'audit tous les deux ans par l'auditeur général de la Grande-Bretagne, ensuite pendant quatre ans par la cour des comptes de France, et en ce moment par l'auditeur de l'Inde. Tous ont approuvé nos comptes sans qualification", a-t-il lancé, avant de préciser que la FAO a eu en 2007, une augmentation de son budget qui est la plus forte de l'ensemble du système des Nations unies.
Au cours du point de presse qu'il a animé avec le ministre burkinabè de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Salif Diallo, Jacques Diouf a aussi évoqué les Organismes génétiquement modifiés (OGM) et l'intervention des Etats dans la stabilisation des prix des céréales.
A propos des OGM, M. Diouf a laissé entendre que "la FAO ne peut dire à aucun de ses 189 Etats membres, de se lancer dans leur culture", mais il a souhaité que chaque pays puisse mesurer d'abord les conséquences qu'ils peuvent avoir à long terme.
Jacques Diouf a par contre été plus clair sur l'intervention des Etats dans la stabilisation des prix des céréales. Se disant favorable à cette option, il a donné l'exemple du Malawi où l'Etat s'est effectivement impliqué dans la fixation des prix des céréales.
"En trois années, ce pays est passé, grâce à l'Etat, de un million de tonnes de céréales par an à trois millions quatre cent mille tonnes", a-t-il expliqué, soulignant "qu'on ne peut pas laisser de petits agriculteurs pauvres à la merci de la loi du marché".
Pendant son séjour qui a commencé le 09 janvier, le directeur général de la FAO a eu une séance de travail avec plusieurs membres du gouvernement burkinabè.
Il a également visité des réalisations financées par son institution. Il s'agit notamment d'un périmètre paysan à Bissigha (125 km de Ouagadougou), dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme spécial de sécurisation alimentaire (PSSA), ainsi que d'un site irrigué à Boussouma, (45 km de la capitale), comptant pour le Programme de la petite irrigation villageoise (PPIV).
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