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Appel à une grève générale de trois jours au Burundi

Bujumbura, Burundi (PANA) - La Confédération des syndicats du Burundi (COSYBU) et la Confédération des syndicats libres du Burundi (CSB) ont annoncé, vendredi, le début d'une grève générale de trois jours si leurs revendications salariales ne trouvent pas de réponses satisfaisantes, d'ici lundi prochain.

La grande revendication des deux principales centrales syndicales burundaise porte sur la mise en application effective, avec effet rétroactif, d'une augmentation salariale de 34% en souffrance depuis son annonce par le président Pierre Nkurunziza en mai dernier, à l'occasion de la Fête internationale des travailleurs.

L'autre importante revendication du monde du travail burundais a trait à l'élaboration d'un nouveau statut général susceptible d'améliorer les conditions de vie des fonctionnaires de l'Etat.

L'appel conjoint à la première grève générale des travailleurs de l'Etat est assorti d'une consigne aux membres de rester à la maison pendant les trois journées de déblayage.

La ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Mme Clotilde Niragira, s'est aussitôt empressée de répondre aux syndicats que le gouvernement n'avait pas, dans l'immédiat, le montant de 15 milliards de Francs burundais (près de 15 millions de dollars US) qu'exige l'augmentation salariale de 34% dès son entrée en vigueur.

En attendant des jours meilleurs, la ministre a fait savoir que des discussions étaient en cours avec son collègue de l'Economie et des Finances pour voir dans quelles proportions il faudrait revoir à la hausse les allocations familiales et de transport afin de soulager quelque peu la misère des travailleurs de l'Etat dès janvier 2008.

Concernant le litige salarial, les partenaires au développement du Burundi, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, se sont prononcés à maintes reprises contre une augmentation "immodérée" et de nature à hypothéquer l'équilibre macro-économique déjà précaire du pays.

Pendant que les institutions de Bretton Woods et le gouvernement burundais se perdent dans des calculs savants, l'inflation, elle, ne cesse de galoper et d'affaiblir le pouvoir d'achat des citoyens ordinaires qui assistent impuissants à l'envol, au quotidien, des prix des produits de large consommation, comme le sucre, le carburant, les boissons de la Brasserie du Burundi (BRARUDI), l'électricité et autres produits vivriers que l'Etat ne subventionne plus comme avant, faute de moyens.

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