Un Américain plaide pour le contrôle en Afrique des maladies liées à l'eau
Dakar, Sénégal (PANA) - Les pays d'Afrique subsaharienne peuvent gagner un à deux points de plus sur leur taux de croissance annuelle s'ils parvenaient à maîtriser les maladies liées à l'eau, a estimé mardi soir à Dakar le directeur du Center for Global Safe Water d'Emory University, en Georgie, aux Etats- Unis, le Dr James Hughes.
S'exprimant au cours d'un point de presse au deuxième jour de la troisième conférence annuelle de l'Initiative de développement des académies des sciences africaines (ASADI III), il a déclaré que l'impact des maladies liées à l'eau sur les économies des pays africains est déterminant.
«L'évaluation des répercussions de ces maladies sur les économies nationales peut être mesurée en essayant de prendre la question autrement, notamment en calculant les progrès que ces pays pourraient réaliser s'ils parvenaient à contrôler ces maladies», a affirmé le Dr Hughes.
«Le paludisme, le vers de Guinée et la schistose exercent un impact direct sur la productivité», a-t-il ajouté.
«Il y a une répercussion de plusieurs maladies liées à l'eau sur la santé des animaux qui, à son tour, a des impacts sur celle des hommes à travers le phénomène de la toxicité via la consommation de viande ou de lait», a poursuivi l'universitaire américain qui prend part à la conférence de l'ASADI qui prend fin jeudi après quatre jours de travaux.
Parmi les maladies infectieuses liées à l'eau, le Dr Hughes a identifié quatre catégories essentielles dont les maladies provoquées par la consommation d'eau non potable, tels que le choléra, la typhoïde et les hépatites, et les maladies provoquées par le manque d'eau et d'hygiène.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2001 que le paludisme faisait perdre à l'Afrique plus de 12 milliards de dollars américains par an.
La troisième conférence de l'ASADI, dont le thème porte sur l'eau et la santé, est organisée par l'Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) avec l'appui de l'Académie des sciences des Etats-Unis, la Société royale du Canada et le Centre de recherche pour le développement international (CRDI).
Les participants viennent de plusieurs pays africains dont le Kenya, l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Ouganda, le Cameroun, les Etats-Unis et le Canada.
La précédente conférence de l'ASADI avait eu lieu en 2006 à Yaoundé, la capitale du Cameroun.
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