Arrivée à Bujumbura du ministre tanzanien de la Défense
Bujumbura, Burundi (PANA)- Le ministre tanzanien de la Défense nationale, Juma Kapuya, est arrivé jeudi à la mi-journée à Bujumbura pour une visite de travail de quatre jours centrée sur le renforcement de sécurité dans la région des Grands Lacs, a-t-on appris de source officielle dans la capitale burundaise.
La visite survient au lendemain de l'adhésion du Burundi à la Communauté est-africaine de libre-échange (CEA), au sein de laquelle la Tanzanie joue un rôle moteur. A ce propos, le ministre tanzanien a déclaré, peu après son arrivée à Bujumbura, que la question de l'intégration des forces de sécurité du Burundi au sein d'un système de défense commun à la CEA sera au centre des entretiens avec son homologue burundais, le général-major Germain Niyoyankana.
Sur le plan bilatéral, des sujets d'échange entre les autorités militaires des deux pays voisins ne manqueront pas non plus quand on sait que la Tanzanie exerce une grande influence sur le processus inter-burundais de paix, estimait-t-on, jeudi, dans les milieux sécuritaires à Bujumbura. Ce grand voisin du Sud assure, en effet, la vice-présidence de l'initiative régionale de paix pour le Burundi.
Les efforts inlassables de l'initiative régionale ont déjà amené six des sept ex-principales rébellions du pays à signer une série d'accords politiques et militaires avec différents régimes burundais. La Tanzanie a également les moyens politiques et diplomatiques de contraindre la dernière rébellion encore active au Burundi à déposer, à son tour les armes, pour donner la chance d'une paix durable à un pays qui vit toujours au rythme d'une guerre civile larvée, ont souligné les mêmes sources sécuritaires à Bujumbura.
Les principaux leaders rebelles du Parti pour la libération du peuple hutu/Front national de libération (PALIPEHUTU-FNL) dont la communauté internationale commence à réclamer les têtes, vivent, en effet, en exil en Tanzanie.
Des voix se sont élevées dernièrement au sein des pays membres de l'Initiative régionale de paix pour le Burundi, en promettant d'appeler à des sanctions internationales contre le PALIPEHUTU- FNL, s'il venait à retarder encore longtemps la mise en application effective de l'accord de cessez-le-feu le liant, théoriquement, à l'Etat burundais depuis le 7 septembre 2006.
L'ultimatum a expiré le 31 décembre dernier et les sanctions se font toujours attendre, pendant que la tension militaire ne cesse de monter sur le terrain et d'emporter des vies humaines.
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