Le mandat de l'ONUCI et de la "Licorne" prolongé de six mois
Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) a décidé de proroger jusqu'au 30 juillet prochain, les mandats de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et de la force française "Licorne".
"Cette double prorogation, décidée par la Résolution 1795 (2008), adoptée à l'unanimité, vise à aider à l'organisation en Côte d'Ivoire d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes dans les délais prévus par l'Accord politique de Ouagadougou et par les accords complémentaires du 28 novembre 2007", indique un communiqué de presse transmis à la PANA à l'issue de la réunion, mardi à Washington, de l'instance onusienne.
Dans le texte, qui a été présenté par la France, le Conseil de sécurité prie également l'ONUCI de "soutenir la pleine mise en œuvre de l'Accord politique de Ouagadougou, en prenant en compte notamment la tenue d'élections présidentielles en juin 2008 au plus tard".
La Résolution encourage, par ailleurs, "les parties ivoiriennes à faire des progrès concrets en particulier dans le processus d'identification de la population de Côte d'Ivoire et d'inscription des électeurs sur les listes électorales, le désarmement et le démantèlement des milices, le programme de Désarmement, de démobilisation et de réinsertion, l'unification et la réforme des Forces de défense et de sécurité et la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire".
Le Conseil apporte également son plein soutien aux efforts du représentant spécial du Secrétaire général en Côte d'Ivoire et rappelle que ce dernier "devrait certifier que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d'élections présidentielles et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales".
La Résolution 1795 encourage, par ailleurs, le facilitateur, le chef de l'Etat burkinabé, Blaise Compaoré, "à continuer à soutenir le processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire et prie l'ONUCI de continuer à l'assister, ainsi que son représentant spécial à Abidjan, M. Boureima Badini, dans la mise en œuvre de la facilitation, y compris en aidant le facilitateur, en tant que de besoin et à sa demande, dans l'exécution de son rôle d'arbitre".
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